{"id":379,"date":"2012-05-14T15:07:49","date_gmt":"2012-05-14T15:07:49","guid":{"rendered":"http:\/\/crudelis.fr\/chroniques\/?p=379"},"modified":"2022-05-11T11:27:42","modified_gmt":"2022-05-11T09:27:42","slug":"le-journal-de-lexpedition-43e-jour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/crudelis.fr\/site\/chroniques\/2012\/le-journal-de-lexpedition-43e-jour\/","title":{"rendered":"Le journal de l\u2019exp\u00e9dition - 43e jour"},"content":{"rendered":"<h1 align=\"center\">Jour 43, Daranor, au coeur de la guerre<\/h1>\n<p><strong><em><br \/>\n<span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\n<\/span><\/em><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\">Je me h\u00e2te d'\u00e9crire ces mots, ma derni\u00e8re bougie est la seule source de lumi\u00e8re dans cette pi\u00e8ce aveugle. J'ignore combien de temps il me reste, mais j'accomplirais mon devoir, afin que subsiste ce journal et tout ce qu'il relate.<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nNous avions pass\u00e9 une nuit affreuse, froide et bien trop courte. Le soleil revenu, la chaleur devint vite insupportable. Sans plus tarder, nous nous pr\u00e9sent\u00e2mes donc \u00e0 la grande porte de la cit\u00e9. A l'\u00e9tonnement g\u00e9n\u00e9ral, l'entr\u00e9e nous \u00e9tait toujours refus\u00e9e, les gardes nous assuraient que la ville ne commer\u00e7ait pas la fleur d'essence noire et que nous n'avions rien \u00e0 faire ici. Mais l'un des 2 gardes c\u00e9da soudain aux arguments de Bori, se montrant particuli\u00e8rement aimable. Il nous proposa m\u00eame une escorte pour nous pr\u00e9munir des dangers de la cit\u00e9, ce qui d\u00e9contenan\u00e7a son coll\u00e8gue, qui ne semblait gu\u00e8re enclin \u00e0 l'amabilit\u00e9.<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nNous nous content\u00e2mes de franchir la porte, son \u00e9lan de bont\u00e9 ne durerait peut-\u00eatre pas.<br \/>\nEn p\u00e9n\u00e9trant dans cette cit\u00e9, je pensais tout d'abord que les gardes disaient vrai. Comment une cit\u00e9 si sale et repoussante pouvait \u00eatre le berceau d'un rem\u00e8de capable de sauver des vies. Tout dans cette cit\u00e9 semblait la destiner au chaos et la d\u00e9ch\u00e9ance, m\u00eame les b\u00e2timents ne semblaient \u00eatre fait que de boue et de sable. Les habitants \u00e9taient inqui\u00e9tants, sans doute nous auraient-ils tranch\u00e9 la gorge si nous nous \u00e9tions \u00e9gar\u00e9s.<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nNous f\u00eemes halte dans une taverne douteuse. Cet \u00e9tablissement \u00e9tait un concentr\u00e9 repoussant de ce que nous trouvions dans les rues. Le tenancier nous accueilli en plantant son couteau dans le comptoir, invectivant: \"On ne sert pas les \u00e9trangers ici\".<br \/>\nFace \u00e0 l'insistance de nos gardes, il siffla le troll qu'il dissimulait sous une trappe derri\u00e8re le comptoir. Les clients se rassembl\u00e8rent tous en cercle pour assister au combat, nous expulsant bien vite au fond de la taverne. Mais la liesse ne fut que de courte dur\u00e9e et la foule retourna s'asseoir sans dire mot, laissant le troll d\u00e9membr\u00e9 gisant au sol.<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nLe tavernier se montra d\u00e9s lors tr\u00e8s aimable, nous offrant boissons et repas. Comme si en ces lieux, seule la loi du plus fort avait droit de cit\u00e9. R\u00e9pondant \u00e0 nos questions, il nous expliqua la difficile situation de la ville. En proie \u00e0 une lutte de pouvoir, la cit\u00e9 est divis\u00e9 en deux par la \"grande faille\", le lit d'une rivi\u00e8re ass\u00e9ch\u00e9e franchi par un unique pont, devenu le front de la guerre.<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nNamudor, un puissant d\u00e9mon, aurait enr\u00f4l\u00e9 la milice aux lames sanglantes, parvenant \u00e0 contr\u00f4ler cette partie de la ville. Au nord, ils lutteraient contre l'Ordre des \u00e2mes pures, men\u00e9 par un paladin du nom de Larales. Ce sont ces derniers qui contr\u00f4leraient le commerce de la fleur d'essence noire. D'apr\u00e8s le tavernier, il nous suffisait de parvenir \u00e0 traverser le pont et atteindre l'autre c\u00f4t\u00e9 pour \u00eatre en \"s\u00e9curit\u00e9\".<br \/>\nApr\u00e8s un repas frugal, nous nous ex\u00e9cut\u00e8rent sans plus s'attarder dans ce lieu de d\u00e9bauche. Nous remont\u00e2mes la grande rue jusqu'\u00e0 la place du march\u00e9, o\u00f9 un pauvre homme sur le pilori se faisait lyncher...<br \/>\nPlus loin, un large pont de pierre enjambait un profond pr\u00e9cipice. De l'autre c\u00f4t\u00e9, un homme \u00e9l\u00e9gamment habill\u00e9 nous accueilli avec politesse, il se pr\u00e9senta comme un membre des \u00e2mes pures. Ce fut un soulagement pour nous tous de retrouver s\u00e9curit\u00e9 et s\u00e9r\u00e9nit\u00e9.<br \/>\nLe brave homme nous mena \u00e0 une grande b\u00e2tisse o\u00f9 de nombreuses victimes des affrontements \u00e9taient soign\u00e9s. Ce lieu, emprunt de gr\u00e2ce et de bont\u00e9, \u00e9tait le quartier g\u00e9n\u00e9ral de l'Ordre des \u00e2mes pures. Un lieu de recueillement pour toute les \u00e2mes tourment\u00e9es en qu\u00eate de lumi\u00e8re.<br \/>\nJe fis connaissance avec Larales, le grand homme qui m\u00e8ne cette lutte contre le Mal. Mais il est bien plus qu'un meneur d'hommes, il irradie la bont\u00e9 et la justice. Il semble descendu des cieux eux-m\u00eames, tel un envoy\u00e9 divin, l'espoir de l'humanit\u00e9.<br \/>\nNotre discussion vint bien vite sur le sujet de la fleur d'essence noire. Larales nous expliqua qu'elle \u00e9tait cultiv\u00e9e plus loin au Sud, sur le site o\u00f9 s'\u00e9levait la tour d\u00e9moniaque du despote qui r\u00e9gnait auparavant sur la cit\u00e9. Les potions achev\u00e9es \u00e9tant stock\u00e9es ici m\u00eame, Bori fit l'exp\u00e9rience d'une huile de fleur d'essence noire, capable de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer les membres. Ce don des dieux respecta sa promesse, redonnant vitalit\u00e9 et vigueur \u00e0 son bras arrach\u00e9 qui retrouva enfin sa place.<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nCela \u00e9tant, Larales ne semblait gu\u00e8re appr\u00e9cier nos gardes, qu'il jugeait h\u00e2tivement. Des chambres \u00e9tant \u00e0 notre disposition, je proposais \u00e0 tous un repos bien m\u00e9rit\u00e9, apr\u00e8s toutes nos aventures. Seul Liodan resta en ma compagnie, pour parler affaires avec nos h\u00f4tes.<br \/>\nParvenu rapidement \u00e0 un accord, je m'isolais, sous la protection d'un membre des \u00e2mes pures, afin de pr\u00e9parer la somme n\u00e9cessaire \u00e0 la transaction.<br \/>\nMais tout bascula si vite...<br \/>\nCet homme, que je croyais pieux et juste me roua de coups avant de me menacer de son arme. Il me jura que si je ne faisais pas tout ce qu'il me disait, il tra\u00eenerait mon cadavre. Et il semblait capable de tenir sa parole.<br \/>\nJe savais que derri\u00e8re la porte se trouvait Larales et ses loyaux compagnons, tandis que ce tra\u00eetre d\u00e9pla\u00e7ait quelques sacs de jutes pour d\u00e9gager une trappe. Mais si j'avais hurl\u00e9, auraient-ils vraiment pu \u00eatre plus rapide que cet homme. J'avais bien aussi cette masse d'armes achet\u00e9e \u00e0 Scornubel, au fond de ma besace. Mais seule, face \u00e0 cet homme exp\u00e9riment\u00e9...<br \/>\nIl m'a emmen\u00e9, par cette trappe, au travers de souterrains sombres et puants, pour ressortir dans une maison abandonn\u00e9e. Finalement, il m'a men\u00e9 \u00e0 cette b\u00e2tisse rouge, gard\u00e9e par 2 hommes qui semblaient le conna\u00eetre. Me voila au sous-sol, dans cette pi\u00e8ce sans fen\u00eatres, sans aucune lumi\u00e8re.<br \/>\nDans la grande salle, qui pr\u00e9c\u00e9dait ce cachot, j'ai cru voir quelque chose au fond dans l'ombre. Quelque chose de grand, de terrifiant, de mal\u00e9fique. J'ai peur...<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nJe ne trahirais pas mes compagnons, je n'abandonnerais pas. Apr\u00e8s tout ce que nous avons travers\u00e9, rien ne m'arr\u00eatera. Quoiqu'ils fassent, jamais je ne<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nOn entre!<\/span><\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong><em><span style=\"font-family: Verdana; font-size: 12px;\"><br \/>\nGerlin<br \/>\n<\/span><br \/>\n<\/em><\/strong><\/p>\n<div align=\"center\"><a href=\"https:\/\/crudelis.fr\/site\/chroniques\/2012\/le-journal-de-lexpedition-42e-jour\/\">&lt;- Pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> - <a href=\"https:\/\/crudelis.fr\/site\/chroniques\/2012\/le-journal-de-lexpedition-une-lueur-dans-les-tenebres\/\">Suivant -&gt;<\/a><\/div>\n<div align=\"center\"><a href=\"https:\/\/crudelis.fr\/site\/chroniques\/2011\/le-journal-de-lexpedition-preambule\/\">Pr\u00e9ambule<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jour 43, Daranor, au coeur de la guerre Je me h\u00e2te d'\u00e9crire ces mots, ma derni\u00e8re bougie est la seule source de lumi\u00e8re dans cette pi\u00e8ce aveugle. 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