Archive for the ‘Journal de l’expédition’ Category

Le journal de l’expédition - 10e jour

Wednesday, April 13th, 2011

Jour 10, marée verte à l’horizon



Heureusement la pluie nous épargne ces derniers jours. La toile de notre carriole n'a toujours pas été réparée, mais d'après Galenel, nous devrions pouvoir la remplacer à Beregost, dés demain.
Mais la route jusqu'à Beregost risque de ne pas être simple. Peu de temps après notre arrivée ce soir dans l'imposant village de Canemart, le chef du village à souhaiter nous parler.
Nous l'avons rencontré à l'auberge après le repas. C'est un homme d'âge mûr, plutôt bel homme, son impressionnante carrure s'explique, selon lui, par son passé d'aventurier. Il nous a expliqué très brièvement qu'il avait combattu, il y a quelques années, une tribu de trolls qui sévissait près du village. Après les avoir mis en fuite, il est resté et a été promu maire du village.
Mais les trolls se sont contentés de se déplacer un peu plus au nord, ils sévissent à présent près de la route menant à Beregost. Il semblerait qu'ils s'attaquent parfois aux caravanes. Il nous a conseillé de nous arrêter sous aucun prétexte, même si un troll se dresse devant nous au milieu de la route.
Je ne m'attendais pas à ce que les routes soit si dangereuses, j'espère que nous arriverons sans problème à Beregost. D'autant que la route devrait être courte demain.


Gerlin

Le journal de l’expédition - 9e jour

Wednesday, April 13th, 2011

Jour 9, un repos bien mérité



Nous avons quitté ce matin le village accueillant de Mabonamagus. Après cette longue journée sur les routes, nous avons atteint Berheret. Un riche village humain connu pour ses excellentes formations d'hommes d'armes.
Un village agréable et tranquille. Nous avons pu dormir paisiblement et en sécurité.
Berheret disposant d'un imposant temple de Torm, j'en ai profité pour lui adresser une prière afin qu'il éloigne de nous le mal qui rôde dans les Royaumes.


Gerlin

Le journal de l’expédition - 8e jour

Tuesday, April 12th, 2011

Jour 8, nature profonde



J'ignore ce qui s'est passé la nuit dernière, mais ce matin, Andariel, Bori et Lucan sont venu m'annoncer avoir trouvé une solution au problème du village. Selon Andariel, une simple offrande de nourriture à La Reine des Profondeurs suffirait à l'apaiser et permettrait aux marins de continuer à pêcher.
Lorsque nous sommes allés à la rencontre du chef du village, il nous a expliqué que le prêtre d'Umberlie était venu le voir ce matin à l'aube pour lui faire part d'une solution à leur problème.
Ses explications étaient les mêmes que celles d'Andariel...
Mais celle qu'on appelle également la Reine Garce ne se contente pas d'une offrande de nourriture, elle recherche la souffrance et la mort.
J'ai peut-être été trop naïve hier soir en pensant que l'altruisme les avaient gagnés, sans doute avaient-ils déjà une idée derrière la tête. J'ignore quel arrangement ils ont convenus avec cet homme malsain, mais j'ai une mission. Je ne dois pas échouer.


Nous avons donc finalement pu reprendre notre route dés le matin. Très vite nous avons atteint les pics brumeux, une chaîne de montagnes s'étendant d'Athkatla aux arpents verts. Nous avions été prévenu juste avant notre départ que la route pouvait être dangereuse, mais il y a les mots et les faits.
Bori fut le premier à voir le danger, un géant, de la taille de quatre hommes forts, tenait à bout de bras un énorme rocher. Dagolant nous a crié de nous accrocher, et les chevaux ont accéléré violemment. J'ai vu le rocher arriver sur nous, j'ai juste eu le temps de m'enfoncer dans mon siège que l'énorme projectile traversait la carriole de part en part. Laissant un trou béant dans la toile de notre véhicule.
Andariel est restée en arrière pour couvrir notre fuite, et tandis qu'elle avait été blessée, Lucan est allé à son secours. C'est finalement Lucan qui a été pris pour cible et lorsque Andariel est revenue, le jeune homme était inconscient. Ses talents de prêtresse lui ont permis une fois encore de sauver son ami Lucan.


En fin de journée nous avons atteint un hameau très particulier. D'après Pelrain, le fondateur, ce n'est pas un village mais un lieu d'échange et de recueil où chacun apporte ses talents pour assurer le bien-être de la communauté. Beaucoup de ceux que nous avons rencontré ce soir là sont bardes ou ménestrels. Ils s'arrêtent ici pour quelques semaines avant de repartir sur les routes.
Nous avons été merveilleusement accueillis ce soir, et notre cher Lucan à même reçu des soins.


Gerlin

Le journal de l’expédition - 7e jour

Monday, April 11th, 2011

Jour 7, par la voie de Beshaba



La journée fut affreusement longue... Nous avons pris la route ce matin aux alentours de quatre heure, alors que Lathandre n'avais même pas encore fait apparaître le soleil.
Comme je le craignais, notre séjour dans ce village maudit fut catastrophique. Et cela malgré la prière que j'ai accordé au seigneur de l'aube avant le couché.


En plein milieu de la nuit, Andariel est venue me réveiller pour me demander de l'aide afin d'enfiler son armure. Apparemment, la chambre de Bori et Lucan était prise d'assaut par plusieurs hommes. Je pouvais entendre le fracas des armes juste derrière la porte de notre chambre.
Andariel est sortie seule pour soutenir ses compagnons, en me précisant bien de ne surtout pas ouvrir la porte.
J'ignore ce qui s'est passé tout de suite après, mais j'ai entendu un homme supplier pour sa vie... Puis un cri d'agonie...
La bataille a fais rage dans la chambre de nos deux gardes.
J'ai réveillé tout le monde et lorsque nous somme sortis, c'était un spectacle de désolation dans les couloirs de l'auberge. Un homme gisait à l'angle du couloir, une taillade lui divisait l'abdomen, laissant apparaître ses entrailles. La porte de la chambre attaquée était déchiquetée et avait été arrachée de ses gonds pour se retrouver au beau milieu de la pièce. Quatre hommes mortellement blessés s'étaient écroulé sur le vieux plancher de bois. La bataille semblait avoir traversé la pièce pour se terminer vers l'unique fenêtre, le mur jouxtant celle-ci était littéralement défoncé. En me rapprochant du bord, j'ai aperçu avec horreur deux hommes étendus au sol en contrebas.


Après en avoir discuter avec Bori et Andariel, Ce serait Lucan qui aurait traversé le mur avec un huitième homme alors que celui-ci s'était jeté sur lui. Cet homme est parvenu à s'enfuir, tandis que Lucan était dans un état grave lorsque je l'ai vu.
Bori m'a expliqué par la suite que c'était les mêmes bûcherons que plus tôt dans la soirée, ceux avec qui ils avaient failli se battre. D'après lui, ils voulaient voler l'or que nous possédons, mais ils s'étaient trompés de chambre.
Certes, je n'étais pas là lorsque la bagarre a commencé, mais j'ai du mal à croire à cette histoire. Je pense plutôt qu'ils étaient venu régler le problème amorcé plus tôt à l'auberge.
Quoi qu'il en soit, nous n'avons pas attendu pour le savoir. Sept bûcherons ont perdu la vie ce soir, et même si ils ont attaqués les premiers, je doute que les autorités locales ne se rangent de notre côté.
Nous avons donc pris la route en pleine nuit, pour s'éloigner au plus vite de ce lieu.


Comme nous manquions de sommeil, nous avons pris un peu plus de temps pour rallier l'étape suivante. Mais nous avons tout de même atteint le village de Balagran aux alentours de 17h.
Balagran est un village de marin plutôt tranquille, nous avons été invité au dîner chez le chef du village. Un ancien marin qui a repris la direction du village après le décès de l'ancien chef.
Nous avons appris que le village est actuellement dans une situation délicate, ils ne parviennent plus à ramener de poissons de leurs pêches dans le lac Neng.
Sur le chemin du retour, les bateaux sont attaqués par des scarabées aquatiques géants. Depuis quelques semaines, le village vit sur ses réserves, qui s'amenuisent de façon alarmante.
Le problème nous concerne particulièrement, nous avons besoin de nourriture pour la route de demain. Et si le village ne peut pas nous en vendre, nous allons devoir puiser dans nos rations de survies. Ce que je souhaiterais éviter.


Après l'affaire de cette nuit, nos trois compagnons d'armes m'ont agréablement surprise en se proposant d'aider le village sans aucune contrepartie.
Comme quoi, on peut avoir fait des erreurs dans sa vie et quand même revenir sur le droit chemin.


Leurs soupçons se portent sur le prêtre du village, un fanatique de la déesse maléfique Umberlie. Une divinité mesquine et malfaisante qui prend un malin plaisir à noyer les marins et couler leurs bateaux.
Ses prêtres sont toutefois bien accueillis car ils savent comment éviter la colère de la Reine des Profondeurs.


La journée ayant été longue, je ne vais pas m'attarder. Nos compagnons sont partis enquêter ce soir. J'espère qu'ils auront régler cette affaire avant demain, ainsi nous pourrons reprendre notre route.


Gerlin

Le journal de l’expédition - 6e jour

Saturday, April 9th, 2011

Jour 6, mauvais pressentiment



Dans la matinée, nous avons
traversé les routes cahoteuses qui parcours les montagnes des petites dents.
J'étais plutôt inquiète après avoir appris ce matin par l'aubergiste que ces montagnes servait de base arrière à l'armée maléfique de Murann.
D'après Galenel, la route est sûre car une colonie naine serait installée tout près. Mais il ne faut surtout pas s'aventurer plus loin dans les montagnes.
Je n'en suis qu'à moitié rassurée.


Finalement la route se termina sans encombre au village de Palavain. Un village de bûcherons rustres et grossiers.
Après une rencontre des plus déplaisantes avec un autochtone, nous avons finalement trouvé la taverne du village, accolée à un temple de Beshaba!!!
Beshaba, La Pucelle de l'Infortune, est une déesse particulièrement maléfique qui tente par tout les moyens de s’opposer à sa soeur Tymora, Dame Chance.
La présence d'un de ces temples ici signifie que quelque part dans ce village vit une personne qui se délecte de la souffrance d'autrui et provoque la mauvaise fortune de son prochain.
Notre passage dans ce village se doit d'être le plus bref possible, ce lieu est maudit.


Notre passage à la taverne ne fut que corroborer ma crainte. L'accueil était affreux, et Lucan et Bori ont failli déclencher une bagarre avec une table de bûcherons. Tout ça pour obtenir trois chaises qui manquait à nos tables.
Nous n'avons pas tardé à finir notre repas, et monter dans nos chambre.
Bien que j'adresse habituellement ma prière quotidienne à l'aube de chaque nouveau jour. Ce soir je prierais Lathandre que notre nuit se passe sans ennuis.


Gerlin